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Incendie d’immeuble avec une mise à l’abri de l’école : la commune de Villefontaine teste son PCS

| le 28-11-2011 | par Laurence Cassagne - Ingénieur, IRMa | 2623 vues | Recommander cet article | Ajouter aux favoris |
Incendie d’immeuble avec une mise à l’abri de l’école : la commune de Villefontaine teste son PCS

Mardi 8 novembre 2011, la commune de Villefontaine a testé son plan communal de sauvegarde lors d’un exercice partiel impliquant les élus, les agents communaux ainsi qu’un groupe scolaire. Le scénario mis en œuvre a commencé par un incendie d’immeuble avec une mise à l’abri de l’école. Il a évolué en risque de fuite de gaz avec une évacuation réelle de l’établissement scolaire.

La commune de Villefontaine travaille depuis plusieurs années sur la mise en place de son dispositif communal. Des exercices ont été réalisés en début d’année afin de tester la mise en place du poste de commandement communal (PCC) et pour vérifier la répartition des missions (scénario : accident de camion citerne) lors d’un exercice en salle.

 

Mardi 8 novembre 2011, c’est un exercice partiel impliquant l’ensemble des agents communaux, les élus et un groupe scolaire qui a été déclenché en présence des sapeurs pompiers et des gendarmes. A souligner que les membres de la réserve communale de sécurité civile ont été associés à cet exercice en tant qu’observateurs ou plastrons (simulation de personnes évacuées).

 

Le scénario synthétisé était le suivant :

  • Un incendie d’immeuble à proximité d’un groupe scolaire avec vent violent demande aux services de secours d’informer la directrice de l’école pour qu’elle applique son PPMS mise à l’abri.
  • Les sapeurs pompiers évacuent l’immeuble et demandent à la mairie de prendre en charge les personnes évacuées.
  • Les gendarmes bouclent le secteur et gèrent la circulation. Ils demandent une aide matériel à la commune pour la mise en place de barrières au niveau des intersections qu’ils ont identifiées.
  • Un risque de fuite de gaz de ville a été détecté par les sapeurs pompiers. Ces derniers délimitent un périmètre de sécurité. Ils organisent l’évacuation du secteur et du groupe scolaire.
  • La commune doit prendre en charge toutes les personnes évacuées, la fin de la journée des écoliers qui ne sont pas dans leur établissement à 16h30, le relogement de deux familles dont l’appartement est inhabitable.

 

 

Seul le maire avait connaissance de la date de l’exercice. Le scénario, quant à lui, n’était connu de personne. Le chef de service en charge du PCS et l’élu référent n’ont pas « joué », ils ont été observateurs.

 

Les membres de l’organisation communale ont été informés quelques jours avant l’exercice des règles du jeu à respecter lors de la simulation.

 

Pour certains exercices, il peut y avoir des observateurs pédagogiques. Afin de ne pas bloquer les membres du PCS, un observateur peut intervenir pour faire évoluer une situation pénalisante.

 

Le bilan à chaud organisé en salle du conseil juste après l’exercice en présence de tous les « joueurs » et des observateurs a duré deux heures, autant que l’exercice en lui-même. De nombreuses remarques ont été émises pour améliorer le dispositif.

 

Tous les exercices sont formateurs. Il ne faut pas attendre d’avoir une organisation « théoriquement complète » avant de faire une simulation. Les exercices en début de démarche peuvent être très formateurs et/ou sensibilisateurs !

 

Quelques points à retenir suite à cet exercice :

  • L’identification d’un responsable qui coordonne est indispensable. Il faut s’adapter aux moyens humains et matériels présents au moment du déclenchement de l’alerte. Il ne faut pas rester fixé sur l’organigramme théorique du PCS.

 

  • Faire une check-list pour la procédure « déclenchement du PCS / mise en place du Poste de Commandement Communal » avec les points essentiels à mettre en place

 

  • Les moyens engagés dans la zone concernée par l’événement peuvent rester coincés. Il ne faut pas chercher à aller au plus près mais rester dans un secteur qui permet aux véhicules de faire demi-tour, ceci concerne par exemple les minibus réquisitionnés pour assurer le transfert des personnes évacuées.

 

  • Une radio affectée au PCC avec la personne qui a l’habitude de l’utiliser est un atout incontestable.

 

  • Au moment des exercices, le maire peut décider d’être un simple observateur. C’est déstabilisant pour les « joueurs ». Dans ce cas, le maire doit être au PC pompier (ou PCO) mais pas en mairie.

 

  • Faire des points de situation réguliers et indiquer visiblement la situation initiale sur un tableau blanc

 

  • La transmission d’information entre le terrain et le PPC doit être faite dès que cela est nécessaire (action demandée au cellule / confirmation action réalisé par une cellule)

 

  • Un nombre important de personnes au PCC génère beaucoup de bruit

 

  • Les membres du PCC doivent être identifiés avec des chasubles (au moins les chefs de cellule).

 

Au niveau du groupe scolaire :

  • Demander une évacuation après une mise à l’abri peut générer quelques difficultés si les lieux de mise à l’abri ne sont pas les salles de classe. Les enfants étaient sans chaussures et sans manteau au moment de l’évacuation.

 

  • Le sapeur pompier a eu quelques difficultés à entrer en contact avec la directrice de l’école pour demander l’évacuation car tout était fermé !

 

Un bilan à froid est prévu trois semaines après l’exercice en présence des chefs de service présents le jour de l’exercice.

 



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