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La commune de La Buisse (38) teste son Plan Communal de Sauvegarde

| le 10-09-2012 | par Laurence Cassagne - Ingénieur, IRMa | 2451 vues | Recommander cet article |
La commune de La Buisse (38) teste son Plan Communal de Sauvegarde

La commune de La Buisse (38) ayant terminé la mise en place « théorique » de son plan communal de sauvegarde (PCS) et l’élaboration de tous les supports définis, Monsieur Le Maire a souhaité tester le dispositif mercredi 5 septembre 2012. Un exercice qui a montré, une fois de plus, l’indispensable nécessité de réaliser ce genre de simulation pour vérifier l’opérationnalité de l’organisation et des documents rédigés.

La commune de La Buisse a testé les phases « réception de l’alerte » et « identification d’un référent mairie » du plan communal de sauvegarde au travers d’événements réels qui ont eu lieu sur le territoire communal ces derniers mois (rupture d’une canalisation d’assainissement, fuite de produits dangereux dans une entreprise).

Mercredi 5 septembre 2012, c’est un exercice de faible ampleur (sans action sur le terrain) qui a été déclenché.

 

 

Les principaux objectifs de l’exercice étaient :

  • Déclencher le PCS
  • Mettre en place le PCC (Poste de Commandement Communal)
  • Alerter les membres de l’organisation nécessaires à la gestion de l’événement
  • Mettre un message sur le panneau à message variable

 

La grosse difficulté était l’heure du déclenchement de l’exercice, à savoir 17h53. A cet horaire, les agents communaux, administratifs et techniques, sont partis et les élus sont pour une grande majorité occupés (au travail, chez le dentiste, au supermarché dans l’agglomération grenobloise, …)

 

Chronologie simplifiée de l’exercice :

17h53 : Le maire déclenche l’exercice et cherche à joindre un adjoint pour mettre en place le poste de commandement communal (PCC). Les 1er et 2ème adjoints ne sont pas disponibles.

 

18h06 : Le 3ème adjoint arrive en mairie et compte tenu du bilan initial et des actions à engager (accueil de 50 personnes) essaye de trouver un élu membre du CCAS pour mettre en place la cellule ravitaillement / hébergement.

Nous avons estimé que le responsable des actions communales (3ème adjointe) aurait été seul en mairie pendant au moins 30 minutes. Le RAC a passé la majeure partie de son temps à téléphoner aux membres du PCS.

 

19h10 : Le RAC appelle la préfecture pour informer le SIDPC du déclenchement de l’exercice et communiquer le numéro du PCC (ligne directe).

 

19h20 : Le RAC teste la procédure « mettre un message sur le panneau à message variable » et crée le message suivant : « la commune a testé son plan communal de sauvegarde le 5 septembre ».

 

Quelques modifications et améliorations à faire après l’exercice :

  • Mettre avec les supports du PCS, une boite contenant des crayons et des aimants.
  • Acheter des gilets fluos « Mairie de La Buisse » pour le Maire, l’élu d’astreinte (pochette spécifique) et tous les adjoints susceptibles d’être référent mairie.
  • Rajouter une procédure qui permet d’accéder aux ordinateurs de la mairie, et donc à internet, accès indispensable pour réaliser les procédures d’information de la population via le site internet et le panneau à message variable.
  • Modifier les pages de la couverture des documents de la cellule ravitaillement / hébergement pour qu’il soit plus facile d’identifier l’utilisateur final.
  • Modifier la procédure de déclenchement du PCS. Le maire ou l’élu qui déclenche le PCS doit joindre et identifier un RAC mais également une autre personne pour seconder le RAC (alerter les membres du PCS prend beaucoup de temps, beaucoup de trop pour une seule personne qui doit par ailleurs installer le PCC).

 

Cet exercice a démontré la difficulté de joindre les membres du PCS. La mise en place du PCC peut demander un certain temps ou un temps certain en fonction de l’horaire auquel le dispositif est déclenché.

 

Cette simulation qui a impliqué peu de personnes a permis de mettre en évidence des améliorations indispensables à l’opérationnalité du PCS. C’est un premier exercice très positif qui confirme qu’il n’est pas nécessaire de mettre des simulations compliquées et de mobiliser tous les acteurs du PCS pour passer d’un dispositif théorique à l’acquisition de réflexes opérationnels et à la mise en place de supports fiables.

 

 



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