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Description du risque et localisation
:
La
commune de Veurey- Voroize est concernée par 10
" grands ouvrages " hydrauliques (plus de 20 m et
plus de 15 000 000 m3 ) tous exploités par EDF.
Ce sont :
- sur
le bassin versant du Drac : Le Sautet
- St Pierre de Cognet - Monteynard - Notre Dame
de Commiers - Le Chambon - Grand Maison - Le Verney.
- sur
le bassin versant de l'Isère : Tignes
- Bissortes - Roselend
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Caractéristiques des
retenues :
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Barrages
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Nature
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Hauteur
(en m3 )
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Volume
de la Retenue (1)
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| Le
Sautet |
Béton
|
127
|
108
|
| St
Pierre de Cognet |
Béton |
75
|
29
|
| Monteynard |
Béton |
135
|
275
|
| N.D.
de Commiers |
-- |
40
|
34
|
| Le
Chambon |
Béton |
90
|
54
|
| Grandmaison |
Enrochements |
140
|
140
|
| Tignes |
Béton |
160
|
230
|
| Bissorte |
Maçonnerie |
63
|
40
|
| Roselend |
Béton |
149
|
185
|
| Le
Verney |
Enrochements |
42
|
16
|
(1)
en million de m3)
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Caractéristiques des fronts
d'onde en cas de rupture :
Le
barrage de Monteynard est construit de telle manière
qu'il puisse résister au front d'onde des barrages
du Sautet et de St Pierre de Cognet situés en amont,
lesquels ne sont donc pas pris en compte ici.
L'ensemble
constitué par la retenue de Grandmaison et son bassin
de compensation du Verney en aval est considéré
comme constituant un seul et même aménagement.
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Barrages
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P.K.
compté à partir des barrages jusqu'à la hauteur
des Iles Cordées (1)
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Temps
d'arrivée de l'onde de submersion En minutes
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Temps
d'obtention du plan d'eau maximal
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Cote
maximale atteinte (NGF
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Surélévation
maximale du plan d'eau initial (2)
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| Monteynard |
38,5
|
103
|
164
|
205
|
8
|
| N.D.
de Commiers |
31,5
|
398
|
490
|
200
|
4
|
| Le
Chambon |
69
|
278
|
355
|
200
|
5
|
| Grandmaison |
69
|
293
|
368
|
201
|
6
|
| Tignes |
170
|
601
|
680
|
204
|
6
|
| Roselend |
123
|
572
|
668
|
202
|
5
|
| Le
Sautet |
72,5
|
192
|
349
|
202
|
6
|
(1)
La distance est comptée en suivant le cours habituel
du cours d'eau
(2) Il s'agit de la surélévation du plan d'eau initial
de l'Isère et non de la hauteur de submersion des
terres inondées.
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Probabilité d'occurrence du risque :
La
probabilité de rupture d'un barrage est extrêmement
faible : statistiquement, sur un parc théorique
de 16 000 grands barrages (sur le plan mondial,
Chine exclue) on a une rupture par an.
Cette
probabilité est nettement moins élevée en Europe.
Une rupture sur deux se produit au moment du premier
remplissage, le risque étant moins élevé pour les
ouvrages en béton que pour les ouvrages en remblais.
Pour
le département de l'Isère, compte tenu notamment
du fait que les ouvrages sont récents, le risque
est suffisamment faible pour que certains puissent
penser " qu'il n'y a pas plus de chances dans les
10 000 ou 100 000 ans qui viennent de voir Grenoble
concernée par une rupture de barrage que de voir
la ville envahie par un glacier " (rapport Isère
Département Pilote - 1986).
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Surveillance et contrôle des ouvrages :
Les
grands ouvrages hydrauliques font l'objet d'une
auscultation permanente par l'exploitant. La mesure
en continu des paramètres liés aux déformations
du barrage permettrait de déceler les premiers signes
de " fatigue anormale " de l'ouvrage plusieurs jours
(environ une semaine) avant sa rupture. En conséquence
l'hypothèse d'une rupture brusque et inopinée peut
être considérée comme négligeable.
La
seule incertitude concerne les effets d'un effondrement
de terrain de grande ampleur dans la retenue qui
provoquerait une onde d'eau par dessus l'ouvrage.
De même une très forte secousse tellurique pourrait
mettre en cause l'intégrité d'un ouvrage. Mais il
n'existe aucun exemple de rupture brutale de barrage
consécutive à un tremblement de terre ; de plus,
la sismicité de la région est faible.
Les
barrages et leur exploitation sont soumis au contrôle
du Ministère de l'Industrie. Le BETCGB (Bureau d'Etudes
Techniques et de Contrôle des Grands Barrages) est
d'ailleurs implanté à Grenoble.
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Les enjeux et les dispositifs de sauvegarde :
On
peut observer que du fait de sa proximité (environ
40 km) et de l'importance de sa retenue (275 Mm3)
le barrage de Monteynard est celui qui présente
le plus fort risque pour la commune. Signalons toutefois
que l'onde de submersion met environ 1h 45 pour
atteindre la commune, alors qu'elle atteint l'agglomération
grenobloise en 35 mn. Compte tenu de l'étalement
de l'onde dans la cuvette grenobloise, sa force
d'impact (énergie cinétique) à Veurey serait faible.
Cette force d'impact est faible, voire nulle pour
tous les autres barrages. Le risque est donc essentiellement
lié à la submersion. Toujours concernant Monteynard,
il faudrait plus de deux heures pour atteindre la
cote maximale de la submersion et plusieurs heures
pour une évacuation complète de l'inondation.
Si
la probabilité du risque est extrêmement faible,
ses conséquences seraient considérables du fait
des enjeux économiques et démographiques sur la
commune. Compte tenu de la hauteur de submersion
il ne semble pas possible d'éviter d'importants
dégâts économiques tant pour les habitations que
pour les établissements industriels et commerciaux.
Malgré tout, le délai de l'alerte devrait permettre,
pour éviter toute perte en vies humaines, d'évacuer
les populations concernées, à savoir les personnels
des entreprises situées dans la zone industrielle
soit environ 1 250 personnes ainsi que les habitants
du lotissement des " Cordées " et le quartier de
la Rive soit environ 600 personnes.
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La sauvegarde de la population
:
Mis
en œuvre conjointement par EDF et la préfecture,
il comporte quatre phases :
-
Première phase : vigilance renforcée ;
- Deuxième
phase : préoccupations sérieuses ;
-
Troisième phase : Danger imminent ;
- Quatrième
phase : rupture constatée ;
La
première phase est activée dans trois cas :
- Lorsque
l'exploitant est soucieux pour l'ouvrage,
- En
cas de crue, ·
- En
cas de crise internationale grave.
La
montée en puissance de ce dispositif devrait permettre
au préfet d'alerter le maire suffisamment tôt pour
que les mesures de sauvegarde soient prises à temps,
notamment pour évacuer les personnes présentes sur
les zones submersibles.
Elle
ne peut être efficace qu'à certaines conditions
:
- Une
bonne information préalable de la population ;
- Une
décision d'évacuation prise plusieurs heures avant
l'arrivée de l'onde de submersion (ce qui, dans
le cas de Monteynard nécessite qu'elle soit prise
avant la rupture de l'ouvrage) ;
- L'existence
d'un système d'alerte de la population à évacuer
;
- Des
moyens opérationnels sur le terrain tant pour
l'évacuation, l'accueil et l'hébergement, que
pour le maintien de l'ordre.
Le
plan communal de secours devra répondre à ces conditions.
Il faut préciser qu'il n'existe pas dans le département,
à l'heure actuelle, de système d'alerte totalement
efficace au delà de la zone de sécurité immédiate
(zone couverte par l'onde de submersion dans le
premier quart d'heure). Le plan communal de secours
devra donc pallier à cette situation.
La
carte des zone inondables en cas de rupture
de barrage de Grandmaison est donnée ci après (zone
inondée colorée en bleu). Elle serait sensiblement
identique en cas de rupture de Monteynard ou de
Tignes.
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