L'expropriation du hameau de l’Ile Falcon


En 1995, la « loi Barnier », relative au renforcement de la protection de l’environnement, est votée. Elle introduit la possibilité pour l'Etat d'exproprier des habitations exposées à un risque naturel majeur, lorsque les moyens de sauvegarde et de protection des populations s'avèrent plus coûteux que les indemnités d'expropriation.

Cette procédure est appliquée sur le territoire de l’Ile de Falcon, hameau de la commune de Saint Barthélémy de Séchilienne en 1997 : 115 hectares, comprenant 94 maisons et équipements publics (une école, une papeterie en cessation d’activité (Rhodia) et une centrale EDF automatisée) impliquant plus de 300 personnes, sont expropriés. Début 2007, il restait encore 6 familles à l’île Falcon (voir ci-contre l'interview du maire de la commune de Saint Barthélemy de Séchilienne).

Le secteur est aujourd'hui destiné à recevoir les casiers de rétention hydrauliques dont la réalisation est préconisée dans le rapport de l'Inspection Générale de l'Environnement et du Conseil Général des ponts et Chaussées de mars 2005, dit "rapport Huet".





Article L561-1
(Loi nº 2002-276 du 27 février 2002 art. 159 V Journal Officiel du 28 février 2002)
(Loi nº 2003-699 du 30 juillet 2003 art. 60 Journal Officiel du 31 juillet 2003)


Sans préjudice des dispositions prévues au 5º de l'article L. 2212-2 et à l'article L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales, lorsqu'un risque prévisible de mouvements de terrain, ou d'affaissements de terrain dus à une cavité souterraine ou à une marnière, d'avalanches ou de crues torrentielles menace gravement des vies humaines, l'Etat peut déclarer d'utilité publique l'expropriation par lui-même, les communes ou leurs groupements, des biens exposés à ce risque, dans les conditions prévues par le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et sous réserve que les moyens de sauvegarde et de protection des populations s'avèrent plus coûteux que les indemnités d'expropriation.

Ces dispositions ne s'appliquent pas aux cavités souterraines d'origine naturelle ou humaine résultant de l'exploitation passée ou en cours d'une mine.

La procédure prévue par les articles L. 15-6 à L. 15-8 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique est applicable lorsque l'extrême urgence rend nécessaire l'exécution immédiate de mesures de sauvegarde.

Toutefois, pour la détermination du montant des indemnités qui doit permettre le remplacement des biens expropriés, il n'est pas tenu compte de l'existence du risque. Les indemnités perçues en application du quatrième alinéa de l'article L. 125-2 du code des assurances viennent en déduction des indemnités d'expropriation, lorsque les travaux de réparation liés au sinistre n'ont pas été réalisés et la valeur du bien a été estimée sans tenir compte des dommages subis.
   
 

 
 


Sommaire

 

 

 

 Le secteur de l'Ile Falcon vu depuis le haut des Ruines de Séchilienne
Le secteur de l'Ile Falcon vu depuis le haut des Ruines de Séchilienne



 

VIDEOS


L'expropriation du hameau de l'Ile Falcon (Interview de Gilles Stappazzon, maire de Saint Barthélémy de Séchilienne)



 
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