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Coronavirus : quand la réalité rejoint en partie la fiction

Le 07-04-2020 | Par Sébastien Gominet - Géographe, IRMa | 3243 vues | Recommander cet article | Ajouter aux favoris |
Coronavirus : quand la réalité rejoint en partie la fiction

Entre 2011 et 2012, l’IRMa a réalisé une série de onze films « Risques VS Fictions », dont l’objectif était de décrypter le traitement accordé aux risques naturels dans le cinéma. Deux de ces films apportent aujourd’hui un éclairage sur la situation actuelle et peuvent nous aider à réfléchir et à penser la situation que nous vivons : l’analyse du film « Contagion » par Arnaud Fontanet[1] qui relate le développement d’une pandémie majeure au niveau mondial et l’analyse du film « La folie des hommes » par Claude Gilbert[2] qui relate la catastrophe du barrage du Vajont survenue en Italie en 1963 et dans lequel il est question d’expertise scientifique, de décision politique et surtout du rapport entre les deux.

Les films catastrophes présentent souvent des scénarios qui nous paraissent improbables et exagérés, discutables et excessifs. C’est en partie vrai, mais en partie seulement. Car si pour les besoins de l’histoire et de la narration, les scénaristes et les réalisateurs prennent parfois certaines libertés, notamment en mettant en scène des versions accélérées de la réalité, ils ont pour beaucoup d’entre eux pris la peine de consulter des scientiques spécialisés sur les risques dont ils parlent pour que l’histoire, les personnages et les événements décrits collent à une certaine réalité. Ainsi, sur les onze films que nous avons étudiés dans la série « Risques VS Fictions », deux seulement présentaient des scénarios complètement improbables et farfelus.

Pourtant, il faut bien l’avouer, la plupart d’entre eux nous apparaissent complètement irréalistes. Les choix de mettre en scène les scénarios les plus noirs, et peut-être le simple fait que cela soit des fictions, donc par essence, des histoires inventées, conduit la majorité d’entre nous à considérer les scénarios mis en scène comme impossibles dans la vraie vie. Nous empêchant ainsi de voir la part importante de « possible » qu’ils contiennent. Cette part de « possible », les scientifiques et les chercheurs interrogés la voient, eux. Et c’est pour ça que nous avions décidé de leur donner la parole.

« Contagion » de Steven Soderbergh : une pandémie mondiale possible et décrite de manière réaliste

Il en va ainsi du film « Contagion » de Steven Soderbergh, dans lequel un virus inconnu, particulièrement virulent et contagieux, provoque une pandémie majeure et dont Arnaud Fontanet nous disait, fin 2011 :  « les réalisateurs se sont attachés à s’entourer de conseils d’experts pour décrire ce qui pourrait se passer en cas d’épidémie, avec une vision du scénario le plus noir, le plus catastrophique, qui reste une vision plausible. Le type de virus qui est décrit dans le film pourrait malheureusement arriver en population humaine et causer des dégâts considérables. »

A revoir ces images et cette interview quelques années après, on se demande qui, parmi les spectateurs du film (686 000 en France, 135 millions dans le monde), population et responsables politiques confondus, a cru ce scénario plausible, comme Arnaud Fontanet ? La croyance en une pandémie majeure pouvant toucher la France et le monde a-t-elle dépassé le cadre des laboratoires spécialisés sur le sujet ? A-t-elle atteint les responsables politiques qui se sont succédés (le risque de pandémie leur a forcément été décrit sous d’autres formes qu’une fiction et par d’autres personnes que des réalisateurs) ?

On peut en douter, car sinon, pourquoi n’avoir pas mis en place des moyens importants pour informer la population sur ce risque émergent et pour l’éduquer au port du masque ? Car il semble bien que ce soit l’un des moyens les plus sûrs d’éviter la progression de l’épidémie, bien plus sûr que de tousser ou d’éternuer dans son coude. A ce sujet il peut être intéressant de lire les articles suivants :

exemple Hong Kong

Coronavirus : «l'exemple hongkongais» pour vaincre l'épidémie
Inonder le marché français de masques et en imposer l'utilisation par tous, comme à Hongkong, permettrait de lever assez rapidement le confinement
Par Florence de Changy - 22 mars 2020
https://www.lefigaro.fr/vox/monde/coronavirus-l-exemple-hongkongais-pour-vaincre-l-epidemie-20200322

 
masque de qui se moque-t-on ?

Masques : mais de qui se moque-t-on ?
Par Serge Galam, physicien, chercheur émérite au CNRS et au CEVIPOF de Sciences Po — 24 mars 2020
https://www.liberation.fr/debats/2020/03/24/masques-mais-de-qui-se-moque-t-on_1782908

 
appel médecins isérois

Des médecins isérois lancent un appel à la population : « Protégez-vous, portez des masques en tissu !»
Trois personnalités du monde médical préconisent le port de masques en tissu lors des sorties de nécessité. Par Denis MASLIAH - 28 mars 2020
https://www.ledauphine.com/edition-grenoble-vercors/2020/03/28/l-appel-de-medecins-iserois-a-la-population-protegez-vous

 
pas de masque erreur grave

Ne pas porter de masque pour se protéger du coronavirus est une « grande erreur », affirme un scientifique chinois haut placé
Propos recueillis par Jon Cohen - 31 mars 2020
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/31/ne-pas-porter-de-masque-pour-se-proteger-du-coronavirus-est-une-grande-erreur-affirme-un-haut-scientifique-chinois_6035064_3232.html

 

La lecture de ces articles nous montre bien que la décision de généraliser ou non le port du masque pour limiter la progression de l’épidémie est un choix politique plus que scientifique, fait en fonction d’un contexte économique et social, de choix budgétaires, et probablement aussi de croyances. Croyance ou non en une possible pandémie mondiale comme nous venons de l’évoquer, croyance ou non dans la capacité de notre  système de santé à y faire face[3], croyance aussi, peut-être, que nous n’avons rien à apprendre des pays asiatiques en matière de prévention. Une sorte de complexe de supériorité…

Lors de la commission des affaires sociales du 26 février 2020 sur le sujet du coronavirus, c’est d’ailleurs bien Jérôme Salomon, Directeur général de la santé, qui s’exprime sur la question du port des masques à trois reprises[4] et non Arnaud Fontanet, épidémiologiste ou Catherine Leport, Infectiologue. Jérôme Salomon parle d’ailleurs de « doctrine » à propos de l’utilisation des masques et précise (à 11 :49 :08) : « on est en train de prendre des décisions actuellement et le ministre s’exprimera ce soir sur cette doctrine des masques et sur l’accès aux masques (…) ».

« La folie des hommes » de Renzo Martinelli ou la question de l'expertise scientifique sur fond d'enjeux politiques, sociaux et économiques

Cette question des rapports entre la connaissance scientifique et la décision politique nous amène au deuxième épisode de la série « Risques VS Fictions » qui nous paraît intéressant pour comprendre la période et les événements que nous vivons. Il s’agit de l’analyse, par Claude Gilbert, du film « la folie des hommes » de Renzo Martinelli. Ce film relate la catastrophe du barrage du Vajont survenue en Italie en 1963. Alors que se construit l’un des plus grands barrages du monde, la mise en eau du lac provoque un glissement de terrain qui conduit des géologues à s’affronter sur la possibilité de voir ou non le glissement s’accélerer et la masse de terre tomber dans le lac. Les enjeux sont énormes et malgré les alertes, le barrage est inauguré. Quelques temps plus tard, la masse de terre s’écroule dans le lac et une vague colossale s’abat au pied du barrage causant la mort de près de 2000 personnes[5].

Ce qui est intéressant ici, ce sont les mécanismes qui ont conduit à cette fin tragique et la manière dont les décisions politiques se sont appuyées sur des connaissances scientifiques limitées et surtout contradictoires, les experts n’étant pas d’accord entre eux. Or, en l’absence de certitudes scientifiques, ce qui est fréquent pour des phénomènes rares de ce type, des décisions doivent malgré tout être prises. Arrêter le chantier ou non. Continuer la mise en eau du lac ou non. Ces décisions ne relèvent pas des experts, mais des responsables politiques, même s’il est parfois tentant pour eux d’en faire porter le poids aux premiers, comme le film de Renzo Martinelli le montre bien. Claude Gilbert nous indique à ce sujet : « Le politique ne veut jamais assumer le fait que c’est une décision politique. Il faut toujours chercher la légitimation par l’expertise (…). La décision politique est autonome, arbitraire, mais elle ne peut jamais endosser complètement la décision ». Il précise aussi : « A la fois les experts sont complètement disqualifiés, parce qu’ils ont chacun un point de vue différents et en même temps, il y a besoin de requalifier les experts parce qu’on est obligé de s’appuyer dessus pour prendre une décision »[6].

Ces décisions qui concernent la prévention et la gestion de la crise relèvent donc, en bout de chaîne, des responsables politiques, mais elles ne prennent pas seulement en compte les connaissances scientifiques sur les phénomènes en présence. De par la nature et l’essence même de leur fonction, les responsables politiques intègrent forcément, pour prendre leurs décisions, d’autres paramètres tels que les enjeux économiques, sociaux, d’image (la renommée du pays par exemple) qui jouent nécessairement un rôle dans leurs décisions finales. Décisions qui apparaissent souvent comme une sorte de compromis, ou parfois de pari[7].

Le responsable politique prend donc position et défend un point de vue. Il prend part pour les uns ou pour les autres, change ou ne change pas d’avis. Il a le choix de tendre vers un maximum de précautions, au risque d’être accusé de trop en faire (voir à ce sujet les commentaires faits aujourd’hui et à l’époque sur les décisions prises en 2009 par la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, dans le contexte de la grippe H1N1[8]) ou d’attendre toujours plus de précisions de la part des experts et donc, de prendre plus de risques. Il peut nous indiquer qu’il ne sert à rien de se précipiter en pharmacie pour acheter des masques tout en nous disant que de très nombreux porteurs du virus asymptomatiques (donc invisibles…) peuvent être contagieux et participer à sa diffusion. Il peut nous dire que malgré un risque croissant de voir apparaître des virus nouveaux susceptibles de provoquer des pandémies mondiales[9], il est nécessaire de continuer à réduire le nombre de lits et de postes dans les services d’urgence.

Bref, la décision politique est libre et le responsable politique a le choix. Il a le choix de ne pas écouter un expert, il a le choix de s’entourer d’autres experts, il a le choix de privilégier la santé à l’économie ou l’inverse, il a le choix de tout figer ou de continuer à faire tourner le pays. Notre société repose sur ce pouvoir que nous donnons à nos responsables politiques. Et c’est pour cette raison que les propos de Philippe Juvin, chef du service des urgences de l’hôpital Pompidou à Paris, rapportés dans le Figaro du 27 mars dernier interrogent[10]. La responsabilité d’une crise et d’une catastrophe peut-elle être portée par des « conseillers » ? Ou par des scientifiques empêtrés dans leurs querelles d’experts ? Ou par des scientifiques qui n’auraient pas alertés assez tôt ou « assez bien » ?

Des scientifiques devant la justice en Italie

Cette question s’est posée en Italie, lors du séisme de l’Aquila en 2009 après lequel plusieurs sismologues ont été traduit devant la justice pour « n’avoir pas correctement estimé les risques ». Consternée, la communauté scientifique a tenté de réagir sur cette confusion des rôles entre scientifiques et responsables politiques[11]. A ce sujet Antoine Schlupp, sismologue et ingénieur de recherche au BCSF et à l'EOST de Strasbourg, nous précisait dans cette vidéo en 2012 : « visiblement ce qui leur a été reproché, c’est qu’ils ont eu une attitude envers les gens qui était à leur niveau trop rassurante. Mais c’était aussi visiblement ce que les autorités voulaient ».

Aujourd’hui, en regardant cette conférence de presse  du 13 mars dernier au sujet du maintien des élections municipales, on se demande si nous ne sommes pas une nouvelle fois dans cette sorte de confusion des rôles, en voyant le président du conseil scientifique expliquer aux journalistes que les élections pouvaient être maintenues puisque ce n’était pas plus risqué d’aller voter que d’aller faire ses courses. Et en voyant le premier ministre se tourner vers lui, on ne peut s’empêcher de repenser à la phrase de Claude Gilbert citée quelques paragraphes plus haut : « Le politique ne veut jamais assumer le fait que c’est une décision politique. Il faut toujours chercher la légitimation par l’expertise (…)».

Quelle place pour les risques dans une société de la croissance, du « toujours plus » ?

Il n’y a pas aujourd’hui de gestion de crise sans que des experts soient appelés, convoqués, réunis pour éclairer la décision publique. Cet appel constant aux experts, nous dit une chose essentielle sur notre société : sa croyance dans la technique, l’ingénierie et la science pour nous développer, maîtriser notre environnement mais aussi nous protéger contre les conséquences de ce développement.

Dans ce contexte, les risques n’ont pas leur place, on ne veut pas y penser, ce sont des empêcheurs de tourner en rond. Il ne faut pas faire peur à la population, il ne faut pas faire peur aux touristes ! Il faut rassurer les gens ! Et puis un village, une ville, une métropole, un pays, c’est fait pour se développer ! Toutes ces contraintes, ce n’est pas un peu trop ? Et l’économie vous y pensez ? Il faut que ça tourne ! La nature en générale, les inondations, le réchauffement climatique, les séismes et aujourd’hui les virus n’ont qu’à bien se tenir. Il faut que ça tourne ! Alors oui c’est vrai on prend des mesures, on fait des études, on prévoit quelques plans, mais globalement, la science et la technique ne servent pas à nous stopper dans notre élan mais à nous dire jusqu’où on peut aller. Est-ce qu’on ne pourrait pas encore « gratter » un peu ? Enlever quelques lits aux urgences pour faire quelques économies de plus ? Construire dans cette zone inondable pour se développer un peu plus ? Ne pas renforcer ce bâtiment contre les séismes pour ne pas plomber le budget communal un peu plus ?

Notre société ne tente pas d’éviter les risques, de s’en tenir éloigner. Elle joue avec. Parce qu’elle ne supporte pas qu’un risque naturel, technologique ou sanitaire, entrave son fonctionnement, son développement et son économie, elle demande aux ingénieurs et aux scientifiques d’instrumenter, d’étudier, de connaître, d’évaluer avec précision.

Oui mais voilà, malgré les progrès techniques extraordinaires fait par l’être humain, les catastrophes nous rappellent à l’ordre. Elles nous rappellent qu’en matière de risques naturels, technologiques et, nous le redécouvrons aujourd’hui, sanitaires, l’incertitude règne en maître. Au milieu de notre océan de connaissances, il reste toujours une multitude de zones d’ombre qui viennent gripper la machine. Les scientifiques avec qui nous discutons le savent. La plupart d’entre eux ne cessent de rappeler les limites de leurs connaissances et nous appellent à la modestie. Mais la société entière croit dure comme fer aux progès de la technique pour nous protéger. Et s’agace à chaque catastrophe que les experts n’aient pas été plus précis, qu’on n’ait pas pu nous protéger un peu plus. L’orage est arrivé 4 heures plus tôt que prévu ? Météo France est sommé de s’expliquer. Le glissement s’est déclenché deux jours plus tard que prévu ? Le géologue est sommé de s’expliquer. L’avalanche n’a pas atteint la route ? Mais alors pourquoi diable l’avoir fermée et nous avoir empêcher de circuler ?

Cette croyance dans la technique, dans la science, nous empêche de penser la catastrophe. De l’imaginer, de la faire sienne, d’en avoir peur sereinement et donc de s’y préparer. De nous donner les moyens, sinon de l’éviter, au moins d’en diminuer les conséquences. Et finalement nous ne sommes jamais complètement prêt à l’affronter.[12]

A regarder notre interview d’Arnaud Fontanet sur le film « Contagion » quelques années après, on se dit que notre pays, notre société a raté quelque chose, a manqué une occasion. Il y avait une connaissance détenue par des scientifiques, une juste crainte de leur part, qui n’a pas dépassé le cadre de leur laboratoire, ou si peu, alors qu’elle aurait dû infuser la société toute entière. Compte tenu des enjeux énormes liés à ces nouveaux virus (possibilité d’un nombre de morts important et de conséquences économiques désastreuses), la population n’aurait-elle pas dû être informée, éduquée sur le sujet plus qu’elle ne l’a été ? Les gestes barrières et le port du masque n’auraient-ils pas mérité des campagnes d’information telles que celles réalisées pour la sécurité routière par exemple ?

Car depuis le début de la crise, on entend dire qu’il faut absolument éviter les effets de panique. Que le danger ce sont les rumeurs et les fake news. Mais quel impact auraient ces rumeurs sur une population véritablement informée, à qui on aurait pris la peine d’expliquer, en amont, les tenants et les aboutissants du problème ?

Alors, comme après chaque catastrophe importante, on nous dit aujourd’hui qu’il faut vivre avec une culture du risque[13]. Mais la culture du risque ne se décrète pas au moment de la crise. Il faut pour cela des moyens en amont de celle-ci. Des moyens pour informer les citoyens, partout sur le territoire, des moyens pour informer le public scolaire, les professionnels, les touristes, etc.

Peut-être que cette crise du coronavirus pourrait être l’occasion, en plus de développer notre  « culture du risque » sur les pandémies (ce qu'aurait dû nous permettre la crise liée au virus H1N1 après celle du H5N1), de cultiver la modestie de l’homme face à son environnement et face à ce qu’il a créé. De nous ramener un petit peu à la raison. Maintenir les moyens de prévention et de protection face à ce que l'on sait mais aussi savoir dire « on ne sait pas »… et donc se préparer et planifier. Car d’autres défis nous attendent dans l’avenir, du réchauffement climatique aux centrales nucléaires, en passant par la privatisation de nos grands barrages.

NOTES :

[1] Chef de l’unité de recherche et d’expertise en épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur

[2] Claude Gilbert, directeur de recherche en science politique au CNRS

[3] Voir à ce sujet la déclaration du premier ministre du 27 février 2020 ici : « la France dispose des meilleurs médecins du monde, ils sont absolument remarquables, elle dispose d’un personnel soigant compétent et dévoué, d’une organisation sanitaire qui fait la fierté de notre pays, avec un dispositif de veille et d’alerte efficace », déclaration à mettre en perspective aux grèves des services des urgences de l’ensemble du pays depuis plus un an environ, dont les revendications étaient notamment l’arrêt de la suppression de lits et de la diminution du nombre de postes.

[4] Voir dans le replay ici les interventions de Jérôme Salomon à 11:05:18 puis à 11:49:08 et enfin à 12:01:45

[5] Voir la fiche de cette terrible et réelle catastrophe ici : https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/wp-content/files_mf/A23607_ips23607_001.pdf

[6] Voir les trois passages concernés ici :  https://youtu.be/l-bCalqEPbs?t=219 ici : https://youtu.be/l-bCalqEPbs?t=481 et ici : https://www.youtube.com/watch?v=l-bCalqEPbs&feature=youtu.be&t=741

[7] Voir à ce sujet le commentaire de Claude Gilbert ici : https://youtu.be/l-bCalqEPbs?t=434

[8] https://www.legeneraliste.fr/actualites/article/2020/03/23/xavier-bertrand-et-marisol-touraine-nient-etre-responsables-de-la-penurie-de-masques_321952

[9] Jérôme salomon rappelle aux sénateurs le 26 février (voir la vidéo à 10:55:13) : « on a la confirmation qu’on est de plus en plus face à des émergences, ça a été rappelé, la mondialisation, la démographie galopante, l’urbanisation, le réchauffement climatique, les interfaces multiples entre l’homme et l’animal et les voyages font qu’on a une augmentation très très nette depuis 30 ans des émergences et on a, cela a été dit par le professeur Fontanet, énormément d’incertide scientifique, et donc pour ma part je dois gérer des incertitudes scientifiques ».

[10] Coronavirus : Philippe Juvin dénonce « la trahison des conseillers ». Pour le patron des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou à Paris, davantage que les hommes politiques, ce sont leurs conseillers qui sont responsable. Article de Carl Meeus du 27 mars 2020 à consulter ici

[11] De nombreux articles de journaux ont été écrits sur le sujet. On peut notamment commencer par : https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/aquila-ce-n-est-pas-juste-la-sismologie-qui-a-ete-jugee-mais-toute-la-science_1177982.html  et par https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/aquila-les-sismologues-ne-possedent-pas-la-verite-absolue_1178164.html

[12] Covid-19 : le monde « n’est pas prêt », selon la mission de l’OMS en Chine : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/26/covid-19-le-monde-pas-pret-a-faire-face-selon-la-mission-de-l-oms-en-chine_6030892_3244.html
Coronavirus : « En 2007, la France avait su mettre au point un dispositif de protection très ambitieux contre des pandémies » https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/30/claude-le-pen-en-2007-la-france-avait-su-mettre-au-point-un-dispositif-de-protection-tres-ambitieux-contre-des-pandemies_6034911_3232.html

[13] Monsieur le sénateur Alain Milon a déclaré le 26 février dernier lors de la table ronde de la commission des affaires sociales du Sénat : «  pour les virus émergents, notre pays doit vivre avec une culture du risque, la transmission des virus étant désormais accélérée par la fréquence et le rythme des mobilités dans la mondialisation ».

 

 

En savoir plus :

> "LA DRÔLE DE GRIPPE" Pandémie grippale 2009 : essai de cadrage et de suivi de Patrick LAGADEC
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00448770/document

> Coronavirus : « En 2007, la France avait su mettre au point un dispositif de protection très ambitieux contre des pandémies »
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/30/claude-le-pen-en-2007-la-france-avait-su-mettre-au-point-un-dispositif-de-protection-tres-ambitieux-contre-des-pandemies_6034911_3232.html



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