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Bilan à chaud après l'exercice PPI du 22 juin 2007 de la centrale nucléaire de Saint Alban /Saint Maurice

Le 29-06-2007 | Par Laurence Cassagne - Ingénieur, IRMa | 6145 vues | Recommander cet article | Ajouter aux favoris |
Bilan à chaud après l'exercice PPI du 22 juin 2007 de la centrale nucléaire de Saint Alban /Saint Maurice

La cellule de crise du PPMS du collège Frederic Mistral (Saint Maurice l'Exil) a accepté de réaliser un bilan à chaud après l'exercice PPI du 22 juin 2007 de la centrale nucléaire de Saint Alban /Saint Maurice

Après la levée de l'alerte au sein de l'établissement scolaire, la cellule de crise composée ce jour là de la principale adjointe, du CPE, de la gestionnaire, de la directrice adjointe Segpa, de l'infirmière et de l'ACMO du collège s'est réunie en présence de l'inspecteur hygiène et sécurité du Rectorat, d'un représentant de l'IRMa et d'un représentant du conseil général (service bâti) afin de faire un bilan de la mise à l'abri.

Le collège a testé son PPMS "mise à l'abri" pour la première fois lors de l'exercice du vendredi 22 juin 2007.

Le déclenchement de l'alerte

A 12h08 (heure à la loge), la sirène PPI est entendue par quelques personnes, notamment l'infirmière du collège.

Remarque : Lors de la réunion d'information et de présentation de l'exercice qui avait eu lieu le mardi 19 juin, l'heure du déclenchement du PPI avait été fixée à environ 13h30. Par conséquent, certains adultes du collège ont pensé que la sirène de 12h08 était une sirène interne de part sa faible audibilité ou un essai avant 13h30, heure prévue initialement.

7 minutes après, le collège est informé par Monsieur le Maire que l'alerte est déclenchée. C'est à partir de ce moment que le PPMS est activé et la cellule de crise mise en place.

La mise à l'abri

160 élèves sur 580 étaient présents à la cantine. Un seul service était prévu et l'ensemble des élèves était à l'intérieur.

Remarque : Un léger mouvement de panique a été observé. Les élèves ne savaient plus s'ils devaient sortir ou rester à l'intérieur. Il y a eu, pour certains d'entre eux, une confusion entre alarme incendie et alarme nucléaire. Après diffusion des consignes, le calme est revenu très rapidement.

Les élèves ont eu la consigne de finir leur repas. Pendant ce temps, la cellule de crise a adapté le PPMS afin de gérer au mieux cette situation.

L'ensemble des élèves a été pointé, les enseignants disponibles ont été recensés et les lieux de mise à l'abri ont été définis.

La ventilation a été coupée.

14 lieux de mise à l'abri ont été identifiés afin de répartir au mieux les élèves présents. Des plaquettes sur les risques majeurs ont été distribuées aux élèves (elles ont été récupérées après l'exercice car elles font partie du matériel PPMS).

Remarque : il y a eu beaucoup d'appels téléphoniques à la loge pour savoir s'il y avait cours, si les élèves pouvaient rentrer dans l'établissement, s'il fallait venir chercher les enfants ou à quelle heure les élèves seraient libres.

Remarque : Des parents et des élèves étaient regroupés devant le collège soit parce qu'ils venaient chercher leur enfant, soit parce qu'ils voulaient lancer leur enfant. Des élèves arrivaient également à pied de leur domicile.

Remarque : A 13h00, une élève s'est sentie mal. Elle avait la tête qui tournait. L'infirmière pense à une petite crise d'angoisse qui a été soignée sans problème.

La fin de l'alerte

Compte tenu des informations transmises par l'Inspection Académique qui n'a pas reçu d'odre de mise à l 'abri pour le collège, la Principale adjointe a demandé une confirmation à Monsieur le Maire.

Après vérification auprès de la sous-préfecture de Vienne, Monsieur le Maire lève l'alerte au collège.

Les élèves et le personnel seront restés environ deux heures en situation de mise à l'abri.

La levée du PPMS

Après la fin de l'alerte, la cellule de crise a dû se pencher sur l'"après exercice". Les élèves ont été envoyés en récréation jusqu'à l'heure de cours suivante.

Par ailleurs, l'exercice s'est terminé beaucoup plus tôt que prévu et cela a eu des incidences sur les heures de sortie des élèves. En effet, le collège a transmis aux parents une note qui expliquait que les élèves seraient gardés jusqu'à 16h45 et que les transports de 15h45 ne seraient peut-être pas assurés. Par conséquent et bien que l'exercice soit terminé, les élèves sont restés jusqu'à 16h45.

Conclusion

La mise à l'abri, bien qu'elle ait eu lieu pendant un horaire difficile (entre midi et deux), s’est bien passée car les élèves étaient quatre fois moins quand temps normal.

Le journal de bord a été très bien tenu et a été très utile lors du bilan.

La communication entre les différents lieux de mise à l'abri et la cellule de crise a très bien fonctionné.

Suite à cet exercice, l'inquiétude liée au choix des lieux de mise à l'abri subsiste. En effet, l'étanchéité des lieux de mise à l'abri est mauvaise car l'air passe entre le plafond et les coffrets des volets roulants.

 

 

 

En savoir plus :

> Présentation de l'exercice national de sûreté nucléaire du 22 juin 2007
http://www.isere.pref.gouv.fr/sections/documents/dossiers_de_presse/st_alban_dossier_de/



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